

Concert
Apolline Raï- Westphal, Vénus
Dominic Sedgwick, Adonis
William Shelton, Cupidon
Le Banquet Céleste, Orchestre
«Maitre du célèbre M. H. Purcell»: c'est l'épitaphe gravée sur la tombe de John Blow dans l'abbaye de Westminster. Jusque dans la mort, son nom reste associé à celui de son illustre élève, Henry Purcell.
Premier opéra créé en Angleterre, Vénus et Adonis de John Blow explore toute la gamme des sentiments, de la comédie au drame en passant par l'amour. S'avérant surtout être un modèle musical, il offre une partition concise et lumineuse, d'une grande efficacité grâce à un sens de la mélodie remarquable.
Pour mettre en images cette pastorale, la dessinatrice Emma Bertin illustre en direct l'intrigue, apportant à la soirée un supplément de poésie par son trait coloré et sensible, et nourrissant l'imaginaire des spectatrices et spectateurs. Aux côtés des musiciens du Banquet Céleste, la soprano Apolline Rai-Westphal et le baryton Dominic Sedgwick - deux artistes qui ont marqué la saison dernière de l'Opéra de Rennes - chantent les rôles principaux de cette perle rare du répertoire baroque.
« Les concerts dessinés sont des moyens de raconter une histoire autrement sur scène. Ils ne nécessitent pas de décors ou d'accessoires, mais proposent une déclinaison picturale de l'œuvre jouée.
Le défi est ambitieux : s'aligner ensemble afin de créer une union musicale et illustrative. Pour cela, il faut suivre — pour ma part — une sorte de chorégraphie dessinée, où chaque trait et chaque geste est méticuleusement lancé parallèlement à l'histoire.
De mon point de vue de peintre et d'illustratrice jeunesse, le lien entre image et récit est très naturel. Il permet, selon moi, une amplification : je déploie le dessin sous des formes tantôt symboliques, tantôt figuratives, comme des peintures gorgées de couleurs et de poésie. Mon coup de crayon, bien que numérique, s'agite comme sur une toile, progressivement, faisant parfois apparaître des éléments dessinés au préalable, mais se construit principalement en direct sous le regard du public. »
Emma Bertin