ESCALES BAROQUES 2024

La 5è édition des Escales Baroques invite à un nouveau voyage dans l’Europe de l’époque baroque. Le Banquet Céleste vous propose de partager des moments musicaux dans de merveilleux lieux patrimoniaux. Suivez les artistes à travers la Bretagne

Conçu par les musicien·nes du Banquet Céleste, ensemble en résidence à l’Opéra de Rennes, cet itinéraire musical vous emmène à la découverte de la musique baroque.

Du duo au quatuor, la 5è édition des Escales Baroques parcourent les formes instrumentales et vocales de l’Italie

EHPAD – « Let’s dance » projet de création artistique collective

Au cœur du projet qui débute cet été, Isabelle Saint Yves, viole de gambe et Aurélien Oudot, danseur acrobate, iront à la rencontre des résidents, de leurs familles et des professionnels, en immersion dans la vie de deux établissements bretons. Notre volonté est de s’inscrire dans un dialogue artistique avec les résidents et d’être au service de leur imagination par la musique. Grâce à la musique, il s’agit de susciter le lien, d’aller à la rencontre de leurs impulsions, d’interagir avec eux à travers tous les sens, réintroduire le mouvement afin qu’émerge une création collective singulière et spontanée. Accueillir Le Banquet Céleste en immersion dans un établissement pour personnes dépendantes, c’est offrir aux résidents et aux équipes l’espace et le temps privilégiés pour entrer dans un processus de création, dans toutes ses dimensions humaines et artistiques. C’est avant tout se rencontrer et tisser des liens, autour d’un répertoire, accompagner les résidents pour qu’ils se l’approprient et créer des passerelles entre le patrimoine musical baroque et leurs histoires.

30 juillet & 1er aout Minihic sur Rance

1er aout & 2 août Brest

 

Sonates pour violon et clavecin

Œuvres de J.S. Bach

Simon Pierre, violon

Clément Geoffroy, clavecin

Si Johann Sebastian Bach était le plus grand organiste de son temps, il fut d’abord violoniste et claveciniste. Nous vous proposons d’écouter ces deux instruments dans des pièces d’une incomparable richesse. En compagnie de Clément Geoffroy au clavecin et de Simon Pierre au violon, vous entendrez les instruments se répondre tandis que trois voix distinctes s’entremêlent… Les sonates pour violon et clavecin « obligé » font partie des pièces les plus exigeantes et les plus profondes du répertoire instrumental de J.S. Bach. Pour faire office de témoin, vous entendrez aussi une magnifique sonate écrite à deux voix pour violon et basse continue. Venez profiter des dialogues saisissants qui vous mèneront au cœur du langage de cet immense compositeur.

30 juillet Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes

31 juillet 15h-17h Couvent des Jacobins, en partenariat avec Destination Rennes

1er août 15h-17h Hôtel de ville Le Conquet, en partenariat avec la commune du Conquet

 

MUSIQUE ITALIENNE & ALLEMANDE XVIIè

« S’el vostro cor »

Œuvres de C. Monteverdi, H. Schüzt… Madrigaux à une et deux voix, petits concerts sacrés

Benoît Arnould, basse

Thomas Hobbs, ténor

André Henrich, luth

Autour de 1600 en Italie, une nouvelle manière de chanter se développe. Le chant monodique (voix seule avec accompagnement d’un instrument) ouvre des nouvelles possibilités d’expression ainsi qu’un éventail d’affects plus personnels en comparaison des chants polyphonique de la Renaissance. Cette nouvelle pratique est employée pour illustrer des sentiments de toutes sortes, dans un contexte séculier ou religieux. Elle arrive très vite dans les pays au nord des Alpes, importée par des compositeurs allemands qui sont venus se former en Italie. Voici une sélection de madrigaux à une et deux voix et petits concerts sacrés.

2 août 15h30 I 18h Hall Centre Hospitalier – Josselin

3 août  16h I 18h Le Phare – Cité Musicale – Pont Croix

4 août 16h I 18h Chapelle Pol – Plounéour-Brignogan-Plages

 

MUSIQUE FRANÇAISE au XVIIè

« À la Cour de Louis XIV »

J.B. Lully / M. Marais / F. Couperin / F.A. Philidor

Patrick Beaugiraud, hautbois

Josepha Jégard, violon

Isabelle Saint Yves, viole de gambe

Kevin Manent-Navratil, clavecin

À la cour de France, la musique est quotidienne et omniprésente. Elle accompagne les offices religieux et les divertissements royaux, intervient lors de spectacles, courses et ballets, mais délasse également les souverains dans leur intimité.

La Petite bande des Petits violons, formée en 1648 de 3, 4 ou 5 musiciens, assistait Louis XIV, féru de musique, dans ses activités journalières, de son réveil à son coucher, en passant par les déjeuners, dîners, et diverses occupations.

Les musicien•nes du Banquet Céleste vous invite à goûter ce plaisir musical de la vie de cour !

2 août 15h I 17h Les Champs Libres – Rennes

3 août 16h I 18h Chapelle de Bon secours – Quéven

4 août 15h I 17h Chapelle – Châtelaudren

 » Les épisodes chantés par les solistes alternent avec les sections en tutti pour coller au plus près du texte, avec une inventivité remarquable. (…) Muffat se révèle être en effet un subtil coloriste. Le Crucifixus du Credo est un moment particulièrement poignant : d’abord un dialogue de trois solistes à l’expressivité parfaite, puis les trompettes en sourdine pour accompagner le Passus, où il nous semble ressentir physiquement la mise au tombeau. »

Ce disque est né de la rencontre entre La Guilde des Mercenaires et du Banquet Céleste, ces deux ensembles établis en région Bretagne réunis par la volonté commune d’enregistrer cette œuvre aussi incroyable que rare.

Captée lors du concert donné en 2022 à la Chapelle Royale du Château de Versailles, écrite pour cinq chœurs vocaux et instrumentaux, cette œuvre monumentale a été l’occasion d’une première collaboration d’envergure, pour un projet des plus intenses qui soit.

Enregistrement disponible depuis le 20 octobre 2023 sous le label Château de Versailles Spectacles.

« L’interprétation qu’en offrent les musiciens est ici d’un équilibre et d’une perfection de style confondants de beauté. Les voix volubiles et subtiles de et de déroulent un discours joyeux, portant le message d’espérance contenu dans les paroles. »

Après les concerts de la Passion selon saint Jean, et des Oratorios de Pâques et de l’Ascension, ainsi que les enregistrements pour Alpha Classics des Cantates de J.S. Bach ces dernières années, Damien Guillon aborde cette Passion, fidèle à son engagement musical, au plus proche d’une lecture historique, authentique et sincère de ce chef-d’œuvre, entouré des musiciens de l’ensemble complices de toujours.

La Passion, d’inspiration protestante luthérienne, est écrite pour des voix solistes, un double chœur et deux orchestres. Elle allie deux éléments : le texte de l’Evangile et les commentaires. La sobriété relative, très dynamique, de récitatifs chantés par l’Évangéliste, dans lesquels interviennent fréquemment les protagonistes du drame (les personnages impliqués dans l’action ainsi que la foule – turba -, représentée par le chœur, à l’antique), fait donc alterner comme sur une scène de théâtre, le chant soliste et des épisodes choraux très puissants et expressifs. Des arie da capo également chantés par les voix solistes, reviennent sur chaque moment important. De nombreux chorals luthériens, magnifiquement harmonisés par Bach, installent le tout dans la liturgie protestante du jour de la Passion. Pour des raisons aussi bien dramatiques que liturgiques, Bach fait parfois s’entremêler ces éléments, dans une rencontre entre différents plans, ou comme des liens qu’il établit entre le ciel et la terre.

La Passion selon saint Matthieu est une production du Banquet Céleste en co-production avec le Choeur de chambre Mélisme(s). Cette série de représentations bénéficie du soutien financier de Spectacle vivant en Bretagne, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM et du Centre National de la Musique.

 

Dossier de présentation Passion selon saint Matthieu J.S. Bach

Le Couronnement de Poppée (L’incoronazione di Poppea) est le dernier opéra composé par Claudio Monteverdi (1567-1643). Cet ouvrage a été écrit à la fin de sa vie, lorsque le compositeur était maître de chapelle à la basilique Saint-Marc de Venise. Conçu cinq ans après l’ouverture du premier théâtre public dans la Sérénissime, il est créé au Teatro Santi Giovanni et Paolo à la fin de l’année 1642 – ou au début 1643. Un certain nombre d’incertitudes demeurent en effet autour de la création de l’ouvrage, dont il ne reste que deux partitions posthumes : l’une retrouvée à Venise et sans doute copiée à l’occasion d’une reprise en 1646, et l’autre découverte à Naples, datant de représentations données en 1651. Ces deux partitions, divergentes en de nombreux points, dérivent d’une source plus ancienne et témoignent de l’intervention de plusieurs autres compositeurs que Monteverdi, sans que l’on sache si ceux-ci ont collaboré dès la création de l’œuvre, ou s’ils sont intervenus au gré des différentes reprises, après la mort du compositeur. Toujours est-il que Le Couronnement de Poppée a ensuite connu un sommeil de 300 ans avant d’être redécouvert au début du XXe siècle et de s’imposer lentement mais sûrement dans le répertoire courant des théâtres du monde entier.

SUJET

Inspiré des Annales de Tacite (livre XIV) narrant l’histoire romaine, le livret de Francesco Busenello est parfaitement représentatif du goût des Vénitiens pour des opéras tragicomiques sur des sujets antiques. Ce livret d’une grande modernité met en scène les amours adultérines de l’empereur Néron et de la belle et ambitieuse Poppée, sur fond d’intrigues de palais et de commentaires ironiques de personnages hauts en couleur (nourrices rouées, valets impertinents, etc.). Poppée, toute à son rêve de devenir impératrice, intrigue afin de parvenir à ses fins. Elle écarte son époux, le général Othon, et obtient de Néron qu’il ordonne la mort du philosophe Sénèque. Quant à l’impératrice en titre, Octavie, elle se compromet en ourdissant l’assassinat de Poppée – parfait prétexte pour Néron, qui la répudie et la condamne à l’exil. À la fin de l’opéra, l’immoralité triomphe : Poppée devient impératrice.

PARTITION

Comme tous les opéras créés à Venise au XVIIe siècle, et à l’instar du Retour d’Ulysse du même Monteverdi, Le Couronnement de Poppée met en scène une galerie de personnages variés : souverains, divinités, vieilles nourrices et allégories se côtoient pour donner à l’intrigue ses couleurs bariolées et déployer sur la scène baroque les passions les plus diverses, de la grandeur tragique de l’impératrice aux railleries du valet. Le recitar cantando (réciter en musique) permet de donner urgence et théâtralité aux dialogues. Il constitue le matériau musical dominant de la partition, parfois élargi aux dimensions d’un arioso lyrique ou d’une aria éventuellement virtuose, généralement ponctuée de courtes ritournelles instrumentales. Dans un souci de rationalisation des coûts, la partition était réalisée par un orchestre réduit (une dizaine d’instruments). Le Couronnement de Poppée dénote l’évolution de l’opéra vénitien : son intrigue a recours pour la première fois à un argument historique, ses airs sont plus nombreux que dans les ouvrages précédents et l’ouvrage accorde une large place à un cynisme qui s’exprime jusque dans son finale dénué de moralité. Par ailleurs, tous les ingrédients qui assureront leur succès aux ouvrages vénitiens y figurent : érotisme des duos Poppée-Néron, violence des rapports, travestissements divers, humour des personnages populaires, ambivalence généralisée (Néron est à la fois détestable et séduisant, Sénèque bienveillant et sentencieux, etc.). Par la richesse de son livret comme par la hauteur d’inspiration de la partition (mort de Sénèque, berceuse d’Arnalta, duo final, etc.), Le Couronnement de Poppée est considéré comme le premier grand chef-d’œuvre de l’histoire de l’opéra.

(source : Alain Perroux  Festival D’Aix en Provence)

 

Un itinéraire musical qui vous emmène à la découverte de la musique baroque, conçu par les musiciens du Banquet Céleste, ensemble dirigé par Damien Guillon.

Une demi-heure de musique et d’échanges

Un format intime et court adapté à toutes et tous

Entrée libre (dans la limite des places disponibles)

Les programmes proposés  font dialoguer grandes orgues patrimoniales, clavecin et chanteurs, musique allemande pour hautbois ou française de la fin du XVIIè siècle mais aussi des pièces anglaises portées par des consorts de violes.

Voyages en Angleterre

Un consort réunit une famille d’instruments de tessitures différentes. La plasticité musicale des violes de gambe ici présentées en trio, emmène l’auditeur à la découverte de la richesse des écritures musicales du XVIè et XVIIIè siècles.

Andreas Linos, Atsushi Sakaï, Thomas de Pierrefeu, violes de gambe

11 août Chapelle Dom Michel Le Conquet 15h & 17h

12 août Résidence Delcourt-Ponchelet de Brest – réservé aux résident·es

 

The Glee Club

Apparaît au XVIIè siècle dans les tavernes anglaises, une nouvelle forme musicale : le Glee (joie, allégresse). Partagée dans une ambiance conviviale, la musique est très contrastée, composée sur des textes de styles variés : poétiques, sentimentaux, philosophiques, ou humoristiques.

Céline Scheen soprano, Benoît Arnould, basse, Andreas Linos, Atsushi Sakaï, Thomas de Pierrefeu, violes de gambe

14 août Cité musicale de Pont Croix 16h & 18h

15 août Chapelle Pol Brignogan-Plages 16h & 18h

 

Sonates allemandes

G.P. Telemann, contemporain de J.S Bach fut l’un des plus célèbres et des plus prolifiques compositeurs allemands de son époque : cantates, opéras, suites d’orchestre… c’est ici la musique de chambre du compositeur que vous découvrirez.

Patrick Beaugiraud, hautbois  Josepha Jégard, violon Thomas Luks, violoncelle Kevin Manent-Navratil, clavecin

13 août Église Saint Laurent Langrolay-sur-Rance 16h & 18h

14 août Domaine du Montmarin Pleurtuit 15h & 17h

15 août Chapelle Notre Dame des Vertus Berric 16h & 18h

 

Concert Spirituel

« Le Concert Spirituel » est une organisation de concerts inaugurée au début de la révolution française qui se déploie tout au long du XVIIIè siècle. Les musiciens se réunissent alors pour présenter des « divertissements édifiants » aux innovations et qualités remarquables. Un dialogue entre orgues et clavecin sur lequel viennent se poser des voix envoutantes.

Céline Scheen, soprano, Damien Guillon, contre-ténor, Antoine Touche, violoncelle, Aurélien Delage, grand orgue, Kevin Manent-Navratil, clavecin 

16 août église Saint Budoc Porspoder 16h & 18h

17 août Centre Pénitentiaire pour Femmes Rennes

19 août église Notre Dame Quelven-Guern 16h & 18h

 

Once upon a time

Faites escale en Angleterre à l’époque élisabéthaine, où les arts et la créativité commencent à fleurir avec splendeur. La musique de J. Dowland ou J. Danyel, exprime, par des mélodies envoutantes et rythmes tournoyants, les émotions humaines avec une profondeur inégalée.

Benoît Arnould, basse, Isabelle Saint-Yves, viole de gambe, André Henrich, luth

16 août Église Saint Martin Baguer-Pican 16h & 18h

18 août Chapelle de Kerfons Ploubezre 17h & 18h30

19 août Musée des Beaux Arts Rennes 15h & 17h

20 août Église Saint Magloire Chatelaudren 16h & 18h

 

 

Avec le soutien de l’Été Culturel de la DRAC Bretagne et de la SPEDIDAM

En partenariat avec Les Petites Cités de Caractère, Musiques Rive Gauche, Les Mercredis de la Chapelle Pol , Les Jeudis de Quelven

DOSSIER de presse à télécharger

Programme ESCALES BAROQUES 2023

« Damien Guillon, dont on admire la voix fluide au tissu précieux, la diction claire, le sens du drame, offre encore un enregistrement de haut vol. Il a choisi des invités qu’on admire aussi : le ténor Thomas Hobbs, le baryton-basse Benoît Arnould et sa complice de toujours, la soprano Celine Scheen, tous parfaits. » Christine Ducq

« Bach intime, comme chanté pour nous, proche des intentions du compositeur » Émilie Munera

« Sparkling imagination, insistent characterisation and a satisfyingly resonant ensemble mark this out as an exceptional and original release. »

Nous vous donnons rendez-vous dans le centre-ville de Rennes, dans le magnifique hôtel particulier de L’EclozR, pour des spectacles jeune public, concerts, ateliers participatifs, siestes musicales, rencontres… partez à la découverte du répertoire baroque !
Les sept moments musicaux et deux ateliers proposés par les compagnons fidèles de Damien Guillon vous réservent quelques surprises hors des sentiers battus !

Entrée libre dans la limite des places disponibles – Moments musicaux 45 minutes accessibles à tout âge / ateliers 1h accessibles dès 8 ou 10 ans – Espace livres, disques, rencontres et Food Truck.

Siestes musicales – 9h45 & 14h15

Installés confortablement sur des tapis, coussins ou dans des transats, embarquez pour un voyage musical placé sous le signe de l’émerveillement et de la détente. Bruno Helstroffer au luth mêle pour vous, compositions, improvisations et pièces de répertoire pour un temps musical intime et privilégié.

Le Concert Malmené – 10h30 & 16h30

Spectacle né de la rencontre de deux univers musicaux où se mêlent à la chanson, le conte et la musique baroque pour un spectacle poétique à partager en famille !

Marie Rouquié – violon ; Pascal Peroteau – chanteur, contrebassiste et comédien.
Soutenu par la Sacem Copie Privée – Production Le Banquet Céleste – Production déléguée TC Spectacles

Atelier chant choral – 11h45

Pour cet atelier de chant choral, Éléonore Le Lamer, cheffe de chœur propose l’apprentissage d’une mélodie baroque. Pendant la séance, chacun·e expérimentera des exercices permettant de libérer son corps, son souffle et découvrir le plaisir de chanter ensemble. Dès 8 ans

Cello Royal à la Française – 12h45 & 18h

Retraçant les débuts du violoncelle français, ce concert propose des sonates aux affects contrastés où volupté et vive douleur rencontrent langoureuses et fougueuses virtuosités.

Antoine Touche – violoncelle ; Clément Geoffroy – clavecin

Atelier théâtre – 15h15

Pour cet atelier la metteuse en scène Cécile Roussat (Dreams) propose d’appréhender l’espace scénique par le corps. À travers des jeux d’écoute,  des gestes chacun·e évolue en jouant avec son énergie et la musicalité de son corps. Atelier mené avec la complicité musicale d’Isabelle Saint-Yves à la viole de gambe. Dès 10 ans

The Grey Broken Consort – 19h30

Les musiciens du Banquet Céleste mêlent violes de gambe, héritage de la musique anglaise de la fin du XVIe siècle et guitare moderne… Nous vous attendons pour partager cette expérience inédite ! Quand l’électrique et l’acoustique s’étreignent…

Andreas Linos – alto de viole et conception scénique ; Isabelle Saint-Yves – ténor de viole ; Thomas de Pierrefeu – violone ; Bruno Helstroffer – guitare électrique ; Marc de Pierrefeu – création vidéo

Mais aussi

Un lieu de découverte de l’univers de la musique (Livres, disques, jeux musicaux…) et de rencontres avec les artistes entre les moments musicaux.

Restauration tout au long de la journée assurée par le crêpier Olibreizh

 

Partenaires : Ville de Rennes – Opéra de Rennes – Les Champs Libres – Les Enfants de Bohème

 

Infos pratiques :

Mercredi 21 juin 2023 9h-21h
L’EclozR – 1 rue du Général Guillaudot Rennes
7 moments musicaux – 2 ateliers
Rencontres & découverte
Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Programme détaillé téléchargeable

Affiche à diffuser

Plan d’accès à l’EclozR-Rennes

Depuis la création de l’ensemble en 2009, Damien Guillon explore les Cantates de J.S. Bach au disque et en concerts. Pour ce nouvel enregistrement, il réunit ses plus fidèles partenaires.

“Trinitatis” se consacre à trois cantates du temps de la Trinité. Trois œuvres très contrastées dans lesquelles J.S Bach exprime avec génie une sensibilité évocatrice exceptionnelle que suscite chez lui les sujets de l’Évangile.

 

Céline Scheen, soprano

Damien Guillon, contre-ténor & direction

Thomas Hobbs, ténor

Benoît Arnould, basse

Marie Rouquié & Simon Pierre, violons

 

Maude Gratton, orgue solo

Le Banquet Céleste

« Tu entends ?
– Qu’est-ce que tu entends ? »
C’est d’abord une note, un appel lancé depuis une contrebasse… qui reçoit finalement l’écho d’un violon au loin…
Un contrebassiste-chanteur-comédien croise la route d’une violoniste baroque.
Grisés par leur rencontre, les deux artistes s’échangent et partagent histoires, sonates, chansons, contes, conférence, bruitages tirés de leurs bagages… ils sont à l’affût de toute la musique qui s’y cache bien décidés à bricoler quelque chose !
Mais bientôt, les péripéties s’enchaînent : la présentation des instruments s’emballe, un pupitre se rebelle, un diable fait son apparition ! (Tiens ? que fait cette cymbale dans cette valise ?…)

 

Marie Rouquié (violon) et Pascal Peroteau (chant, contrebasse et accessoires) ont décidé de faire se rencontrer leurs deux univers : la musique baroque et le spectacle à destination du jeune public.

Ensemble, ils racontent des histoires.

Des histoires avec et sans paroles.

Des histoires musicales, empreintes de poésie et d’une touche d’humour.

Ils y mêlent la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, la chanson populaire contemporaine, le conte, le burlesque.

La musique ainsi omniprésente prend différentes places et formes, parfois elle est l’histoire, parfois elle l’accompagne, parfois elle la crée.

 

Cette création reçoit le soutien financier de la SACEM #laSacemSoutient

Dossiers du  Concert Malmené  et Dossier pédagogique

De 1716 à 1767, G.Ph. Telemann composa une série de Passions. Comme le veut la tradition, ces œuvres étaient destinées à la liturgie pascale. Der für die Sünden der Welt gemarterte und sterbende Jesus, passion oratorio for chorus & orchestra, souvent appelé Brockes Passion ou Passion selon Brockes, constitue la première composition de G.Ph. Telemann pour ce type d’œuvre. Plutôt destinés aux salles de concerts, les oratorios sont construits autour d’un livret entièrement versifié et très différent du strict texte évangélique.

Le récit de la Passion du Christ rédigé par Barthold Brockes poète hambourgeois contemporain de Telemann et figure dominante de la littérature allemande en ce début du XVIIIe siècle, était d’une telle puissance dramatique qu’il fut mis en musique par 13 compositeurs différents (entre autres Haendel, Keiser et Mattheson) ! Créée le 2 avril 1716, la version de Telemann acquit une telle renommée que le déjà très mûr J. S. Bach en ferait une copie intégrale de sa propre main 23 ans après…

Au-delà de ses qualités rhétoriques, ce livret de 1712 a probablement reçu un accueil des compositeurs favorisé par les amitiés existant entre ceux-ci et Brockes, amateur de musique et par ailleurs homme politique en vue de la ville de Hambourg. Notons cependant que Telemann écrivit dans ses Mémoires en 1718 que le texte était « considéré par les connaisseurs comme insurpassable » (« von allen Kennern für unverbesserlich gehalten wird »).

Le Banquet Céleste et La Guilde des Mercenaires (dirigée par Adrien Mabire) s’associent pour permettre la restitution de l’œuvre de Georg Muffat, compositeur à part dans l’histoire de la musique.

Cette messe publiée pour la Pentecôte de 1690 à Salzbourg, n’est que très rarement donnée en concert, car elle est écrite pour 5 chœurs : 2 chœurs de solistes vocaux, doublés dans les tutti, puis 1 chœur de cordes, 1 chœur composé de deux cornets trois trombones, et 1 chœur de cinq trompettes et timbales

Le programme est agrémenté de sonates de Johann Heinrich Schmelzer et de Heinrich Biber, contemporains de Muffat dans cette fin de XVIIème siècle.

Ce programme déroule une histoire du madrigal du cœur de la Renaissance italienne jusqu’au seuil du baroque. En s’imposant peu à peu comme une véritable peinture des mots mis en musique, le madrigal s’émancipe et devient l’élément essentiel à la création d’un nouveau genre : l’Opéra. La musique emprunte à l’art oratoire ses figures de rhétorique afin de transcrire voire de transcender les multiples passions du texte.

Le Madrigal est une forme musicale qui apparait au XVIè siècle, et qui se caractérise par l’emploi de voix a capella chantant en polyphonie sur des textes poétiques. La musique a donc pour rôle de s’adapter et de figurer au plus près le sensée la poésie.

Les grands compositeurs de la Renaissance se sont intéressés à ce style, et l’époque Baroque va mener cette forme à son apogée. Claudio Monteverdi  fera évoluer la forme en ajoutant aux voix la basse continue assurée par les instruments en usage à l’époque ( luths, clavecins, harpes … ) puis des instruments de dessus ( violons, cornets…).
Le madrigal s’impose alors dans l’histoire de la Musique comme l’élément essentiel à la création du genre « Opéra ».

Découvrez les programmes proposés en 2022 :

Concerts de juillet

Bach & fils

Une histoire de famille

Claire Gratton, viole de gambe ; Maude Gratton, clavecin

Claire et Maude Gratton vous convient à partager un moment intime chez la famille Bach, poussant la porte d’une célèbre maison dans laquelle tout était musique. Johann Sebastian Bach ne s’est pas contenté d’être l’immense génie que l’on sait : il était également un pédagogue infatigable et a transmis à ses fils cette fibre musicale qui fit d’eux des compositeurs majeurs et hors du commun. Carl Philipp Emanuel et Wilhelm Friedemann développèrent une personnalité artistique propre : leur sensibilité visionnaire et audacieuse contribua à un vent nouveau, tout en étant profondément imprégnée par l’héritage paternel.

Abendmusik

Une escale baroque en Allemagne du nord

Benoît Arnould, basse ; Caroline Bayet, violon 1 ; Tiphaine Coquempot, violon 2 ; Antoine Touche, violoncelle ; Kevin Manent-Navratil, clavecin

Dans un contexte politique et religieux douloureux, l’Allemagne luthérienne du xviie siècle connaît une effervescence artistique et intellectuelle prolifique, se créant peu à peu un style bien particulier inspiré de courants esthétiques italiens, français et anglais.

Tout particulièrement à Lübeck, grande ville commerçante à cette époque, où des générations d’organistes talentueux et de compositeurs émérites se sont succédé. Soucieux de diffuser les nouvelles compositions musicales et de divertir les marchands de la ville, l’organiste Franz Tunder décida d’organiser une série de concerts autour de la période de l’Avent nommée « Abendmusiken » – musiques de veillée. Succédant à Tunder quelques années plus tard, Dietrich Buxtehude pérennisera cette tradition de concerts en les proposant à toute heure de la journée. Nous vous proposons de découvrir ces musiques surprenantes pour deux violons, basse continue et baryton. Souvent empreintes d’une grande sensualité, elles témoignent de manière emblématique de cette renaissance musicale caractérisée par son audace harmonique et sa rhétorique inouïe.

Orpheus I am

Thomas Hobbs, ténor ; André Henrich, luth

Les premières années du XVIIème siècle en Angleterre, qui sont marquées par le passage du règne de Elisabeth I à celui de Jacques I, voient un véritable essor d’un nouveau genre musical, le « lute song », des airs accompagnés par le luth. Le genre trouve aussi sa place dans le théâtre de l’époque, très florissant avec les compagnies de Shakespeare et d’autres.

Le compositeur de cette période le plus connu aujourd’hui est sûrement John Dowland, surnommé « L’Orpheus d’Angleterre », en faisant allusion au célèbre Orphée de la mythologie grec, dont on dit qu’il avait le pouvoir de faire pleurer ou danser les hommes, et émouvoir même des plantes et des pierres avec son chant.

Si le genre du « lute song » se prête à illustrer tout l’éventail des émotions humaines, on remarque un goût particulier pour le culte de la mélancolie, très en vogue dans les cercles des poètes de cette époque.

Œuvres de John Dowland, Robert Johnson, Thomas Morley…

Echos

De Locke à Mozart, sonates pour violes

Lucile Boulanger, Thomas de Pierrefeu et Andreas Linos, violes de gambes

De leur apogée certaine en Angleterre au milieu du XVIIème siècle, à l’époque mozartienne de la fin du XVIIIème siècle, ce trio de violes vous fera voyager à travers les époques et les pays. La plasticité musicale de cette famille d’instruments, ici présentée en trio, permet de proposer à l’auditeur toute la richesse des différentes écritures musicales.

Sonates de Bach  pour Violon et clavecin

Simon Pierre, violon ; Clément Geoffroy, clavecin

Johann Sebastian Bach était reconnu comme le plus grand organiste de son temps. Mais il fut d’abord violoniste avant d’exceller à l’orgue, ainsi qu’au clavecin. Nous vous proposons d’écouter deux de ses instruments favoris, le clavecin et le violon, dans des pièces d’une incomparable richesse. En compagnie de Clément Geoffroy au clavecin et de Simon Pierre au violon, vous entendrez deux instruments se répondre tandis que trois voix distinctes s’entremêlent… Les sonates pour violon et clavecin « obligé » font partie des pièces les plus exigeantes et les plus profondes du répertoire instrumental de Johann Sebastian Bach. Pour faire office de témoin, vous entendrez aussi une magnifique sonate écrite à deux voix pour violon et basse continue. Venez profiter des dialogues saisissants qui vous mèneront au cœur du langage le plus profond de cet immense compositeur.

Musique baroque italienne

Céline Scheen, soprano ; Damien Guillon, contre-ténor ; Antoine Touche, violoncelle ; Kevin Manent-Navratil, clavecin

Berceau de l’Opéra, l’Italie est l’un des pays ou la musique vocale s’est le plus épanouie au cours des siècles. Ce programme propose une exploration de la musique italienne des XVIIè et XVIIIè siècles, période où les compositeurs rivalisent de créativité et de modernité. Sensibilité, sensualité, émotions et virtuosité sont les composantes d’un style musical riche et novateur qui inspirera nombre de grands compositeurs.

 

Partenariats Les Petites Cités de Caractère (communes de Guingamp, Pont Croix et Tréguier), Ville de Rennes, Destination Rennes, Festival Mélopée, Festival Klasik

Les Escales Baroques sont soutenues par l’Été Culturel de la DRAC Bretagne

Chiffres clés ESCALES BAROQUES 2022 Bilan Escales 22

« The singing of Damien Guillon is again a perfect fit for the music … Le Banquet Céleste’s classy performances infuse them with something of the serious atmosphere of the rest of the music.« 

« Damien Guillon assimile dans un discours toujours d’une parfaite justesse, de l’affliction à l’espoir, une ornementation qui semble venir d’Italie et donne à chaque titre une singulière force expressive. »

« Damien Guillon sert au mieux cette découverte, dans laquelle lui et son Banquet céleste se sont pleinement investis durant le confinement. La voix est longue, souple, articulée et expressive. L’ensemble instrumental, ductile, respire le bonheur : les accompagnements des arias, essentiels, comme les deux sonates en trio sont conduits avec élégance et dynamisme, aux couleurs toujours plaisantes. »

« Damien Guillon a choisi huit de ces  » arias morales et politiques avec les ritournelles correspondantes  » et en propose ici une très sensible lecture, avec le soutien soigné de son ensemble Le Banquet céleste. On trouvera également sur le disque deux belles sonates en trio, qui confirment qu’on reste preneur pour connaître d’autres pages encore de ce musicien oublié. »

« Aucune ostentation, une diction irréprochable, une extrême délicatesse dans l’ornementation, des nuances somptueuses (l’extinction finale de « Why are all the muses mute » !), une rare lisibilité des phrasés, toujours très souples, des ralentis justes. »

« Vocal performances are almost unanimously strong, particularly striking from both high tenors – more showily extrovert and trumpet-like in their brilliance than King’s singers – as well as stylish countertenors Paul-Antoine Bénos-Dijan and Guillon himself.« 

« Entouré de quelques fidèles et rejoint sur ce projet par de nouveaux chanteurs, le chef réalise un coup de maître et signe un enregistrement qui fera date. D’ailleurs, si nous n’avions déjà utilisé la formule pour commenter sa vision du San Giovanni Battista de Stradella, nous aurions pu intituler cette chronique : l’incandescence retrouvée de Purcell.« 

« On admire comment Guillon (chef mais aussi contre-ténor), ses solistes (dont Céline Scheen) et ses instrumentistes arrivent, avec un effectif réduit, à restituer toute la subtile élégance de ces partitions très codifiées, mais pouvant receler des moments d’intense émotion.« 

Les Odes et Welcome Songs composées par Purcell entre 1680 et 1695 sont au nombre de 24 : 4 célèbrent la Sainte Cécile, 6 souhaitent la bienvenue à la royauté, 3 fêtent l’anniversaire du Roi Jacques II et 6 celui de la reine Marie (de 1684 à 1694). Les autres furent écrites pour des évènements précis – mariage royal, fête du Yorkshire, anniversaire du duc de Gloucester, centenaire du Trinity College de Dublin etc. Purcell composa pour ces occasions une musique incroyablement imaginative, de grande facture, réservant même souvent ses plus belles partitions à certains des textes les moins remarquables souvent conventionnellement obséquieux envers la royauté. À en croire les registres, les effectifs de chanteurs et de musiciens étaient de taille étonnamment réduite lors des événements spéciaux. Les plus vastes Odes de Purcell (notamment Come Ye sons of Art et Hail ! Bright Cecilia) semblent avoir été conçues pour une douzaine d’instruments et un quatuor de chanteurs pour solos et chœurs. C’est dans cet esprit « chambriste » que le Banquet Céleste interprète ces œuvres d’une grande richesse expressive et musicale.

Damien Guillon, contre-ténor et direction
Céline Scheen & Suzanne Jerosme, sopranos
Damien Guillon & Paul-Antoine Benos-Djian, altos
Zachary Wilder & Nicholas Scott, ténors
Benoît Arnould & Nicolas Brooymans, basses

Le Banquet Céleste

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Comme souvent dans les opéras baroques, il est question de guerre et de pouvoir, d’amours contrariées et d’idylles entre jeunes amants. Il fallait toute l’ingéniosité de la metteuse en scène Claire Dancoisne du Théâtre la Licorne pour raconter l’épopée héroïque des personnages. La scénographie, inspirée des codes de la machinerie théâtrale, est un incroyable bestiaire fantasmagorique où se succèdent dragon, poisson géant et autres bestioles. La virtuosité absolue des cinq chanteurs et des vingt musiciens de l’Ensemble musical Le Banquet Céleste, un des meilleurs ensembles baroques sur instruments d’époque, complète ce tableau chevaleresque. Assister à cet opéra est un plaisir autant visuel qu’acoustique. Un spectaculaire feu d’artifices scénique.

Ce projet a reçu le soutien de la Spedidam,  société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

Folle e ben che si crede

Musique à Florence à la fin de la Renaissance

Oeuvres de Kapsberger, Strozzi, Landi, Caccini, Merula, Sances…

Avec  Céline Scheen, soprano ; André Henrich, luth ; Julien Barre, violoncelle

Découvrir le programme en cliquant ici

Petits concerts spirituels

Dialogue orgue, clavecin et voix / Musique allemande et française du XVIIème

Autour des répertoires allemands (Buxtehude, Schütz, Weckmann, Bruhns, Bach) et français (Charpentier, Chambonnières, Couperin, Jacquet de la Guerre, D’Anglebert).

Avec Maude Gratton, orgue ; Kevin Manent-Navratil, clavecin ; Benoît Arnould, basse

Découvrir le programme en cliquant ici

Sweet Melancholy

Consort de violes de gambe / Musique anglaise de la Renaissance

Œuvres de Tomkins, Gibbons, Hume, Locke…

Avec Claire Gratton, Thomas de Pierrefeu, Emmanuel Balssa

Définition : Consort de violes de gambe : latin consortes, ceux qui possèdent en commun. Personnes qui, dans une même procédure, partagent des intérêts similaires. Le consort de violes était constitué de plusieurs tailles d’instruments, les dessus, ténors et basses étant les plus courants.

Découvrir le programme en cliquant ici

Les Nations revisitées

Sonates en trio

Œuvres de Couperin, Corelli, Purcell et CPE Bach.

Avec Marie Rouquié & Simon Pierre, violons ; Julien Barre, violoncelle ; Kevin Manent-Navratil, clavecin

Découvrir le programme en cliquant ici

Madrigaux

Œuvres de C. Monteverdi

Avec Céline Scheen & Myriam Arbouz sopranes ; Damien Guillon, contre-ténor ; Thomas Hobbs, ténor ; Benoît Arnould, basse

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Assagio

Musique du XVIIIème pour violon seul

Sonate & Partita de JS Bach, Fantaisie de GP Telemann, « Assagi » de JH Roman.

Avec Simon Pierre, violon

Découvrir le programme en cliquant ici

Originaire de Frise Orientale (au nord de l’Allemagne), né en 1657 à Esens, l’essentiel de la carrière de Philipp Heinrich Erlecbach se passe au service de la cour du Comte Albert Anton von Schwarzburg-Rudolstadt, en Thuringe. Nommé maître de chapelle en 1681, il est chargé de la composition et de l’exécution de toute la musique, qu’elle soit pour la Cour ou pour l’office divin. Tous les genres sont donc présents dans son catalogue : opéras, pastorales, ballets, sonates. C’est surtout dans le domaine de la musique sacrée qu’Erlebach excelle, créant plusieurs centaines de cantates, des messes, des oratorios, des motets et des hymnes… l’incendie du château de Rudolstadt en 1735 a détruit tous les manuscrits ne laissant que les quelques pièces imprimées, témoins de la renommée d’Erlebach : un recueil de cantates Gott-geheiligte Sing-Stunde, deux recueils d’arias Harmonische Freude musikalischer Freunde, Six Ouvertures à la française et Six Sonates en trio.

Les deux recueils Harmonische Freude musikalischer Freunde (Nuremberg -1697 et 1710) rassemblent en deux parties 50 et 25 arias pour une, deux, trois ou quatre voix solistes, un ensemble instrumental et une basse continue. La forme de ces chansons est très typée : les textes sont des poèmes en vieil allemand, composés de plusieurs strophes chantées sur la même mélodie. La plupart des textes des airs montre l’homme à la merci d’un destin imprévisible et volatil. À côté de phénomènes naturels comme les tempêtes, les nuages sombres, les feuilles fanées, le poète choisit plusieurs fois comme métaphore pour le tourment et « la détresse du cœur » l’expression « les comètes sanglantes ». La plus grosse comète du XVIIe siècle fit son apparition en Europe en 1680, les hommes du XVIIe siècle appréhendaient ces corps célestes, voyant en eux de mauvais présages.

Tout est en réalité pour Erlebach un objet de méditation sur l’harmonie au sens large, un moyen de faire de la philosophie en musique. La recherche de l’expression des sentiments en musique n’a ici d’autre but que de participer plus avant à l’harmonie du monde.

 

Le Banquet Céleste

Damien Guillon, contre-ténor & direction

Marie Rouquié & Simon Pierre, violons

Isabelle Saint-Yves & Fiona-Emilie Poupard, violes de gambe

Thomas de Pierrefeu, violone

André Henrich, archiluth

Kevin Manent-Navratil, clavecin & orgue

Il nous semble nécessaire de rappeler que la cause environnementale nous concerne tous et que nous pouvons tous agir en faveur de l’environnement. Nous parlons d’une augmentation de 0,2°C tous les dix ans ce qui engendrerait une hausse de température de 1,5°C d’ici 2050. Celle-ci ne sera pas sans conséquences et les risques climatiques ne feront qu’accroître. Nous avons donc décidé d’agir et de faire en sorte que notre Ensemble se mobilise pour l’environnement.

« Quel étrange et séduisant objet audiovisuel que ce spectacle transdisciplinaire tous publics relayé sur France.tv,  filmé mi-novembre à huis clos à l’Opéra de Rennes, et mêlant baroque anglais (Henry Purcell et John Dowland pour l’essentiel), lecture, magie, danse et acrobaties ! »

Véronique Boudier : « Damien Guillon chante tout en retenue avec sincérité et émotion. Les textes sont bien déclamés, la compréhension est parfaite, la ligne mélodique est souple, naturelle grâce à un legato très soigné, un soutien affirmé, des nuances subtiles et une grande homogénéité. » 

Thierry Martin : « Que tous les amateurs de magie, de fantastique et de poésie se réjouissent, «DREAMS» le nouveau spectacle de Damien Guillon mis en scène par Cécile Roussat et Julien Lubek, va leur être proposé sur les ondes (…) Il serait judicieux de ne pas manquer cet événement, lequel, à n’en pas douter, marquera les esprits ! »

Avec l’Oratorio de Pâques, Bach apporte une réponse joyeuse à la Passion selon saint Jean, avec quatre personnages qui déroulent l’histoire : Simon Pierre, Jean, Marie-Madeleine et Marie de Jacques, rejoints pour le final par le Chœur. Une page à l’enthousiasme communicatif, qui contraste avec l’Oratorio de l’Ascension qui évoque par l’intermédiaire d’un Évangéliste le voyage mystique du corps du Christ vers les cieux, victoire définitive sur la mort. Marquant deux des moments les plus cruciaux de la liturgie chrétienne, ces œuvres ont permis à Bach de déployer tout son génie évocateur, dramaturgique, et sa maîtrise encore inégalée de l’écriture de la musique sacrée pour la voix.

Poètes et bricoleurs de plateau de génie, le duo Cécile Roussat et Julien Lubek s’illustrent dans la mise en scène d’opéra, mais aussi dans la magie nouvelle, la danse et les arts du cirque. Experts en illusions, ils composent avec les musiciens du Banquet Céleste un spectacle qui s’apparente à un tableau vivant, fragile et miséreux à la fois. Pour nous conduire dans ce cabinet de curiosités imaginaires : des bougies suspendues, la magie du corps d’un acrobate, la douceur des grains de sable et 3 musiciens embarqués dans l’aventure…

L’univers poétique et onirique de cette mise en scène autour du répertoire envoutant et merveilleux de H. Purcell et J. Dowland permet d’aborder le thème des vanités d’une manière subtile et délicate. La recherche d’absolu et de confrontation aux limites de la réalité sont donc des sujets inévitablement évoqués, ce qui permet à tous de s’identifier aux personnages de cette prestation. En effet, tout l’intérêt est d’appuyer et de mettre en scène de manière intime, sensible et imagée la confrontation de l’Homme à sa solitude ainsi qu’à la mélancolie de l’existence.

Tout public à partir de 8 ans – Durée 1h10 sans entracte

Veillées

Damien chante Dowland et Purcell. Dans la pénombre, sa voix, ange sensuel, nous éveille, ouvre nos âmes endormies à la mélancolie, à l’attendrissant rêve narcissique du poète blessé, aux harmonies quatre fois centenaires mais éternelles, au merveilleux d’hier et d’aujourd’hui.

Suspension

Nous vous invitons à une heure de communion profane, parenthèse surprenante et intime, plongée au cœur d’un tableau vivant, un cabinet de curiosité imaginaire, où transparaît la Vanité de la vie et de ses plaisirs. En écho à la voix de Damien, parmi les plumes qui volent, et les musiciens qui s’éveillent d’un lointain sommeil, la magie mystérieuse du corps d’un danseur acrobate, reflet ondulant et diaphane du chanteur. Le feu des bougies suspendues à nulle part, la fragilité des illusions d’optique, l’insaisissable grain de sable qui glisse sur l’eau…  »

Ephémère

Ce tableau de souvenirs mouvants et chantants est une installation fragile comme une corde vocale, comme les fibres d’un muscle qui s’étire, ou les ailes du papillon. Mais ces ailes peuvent aussi nous mener bien loin. Dans cette rencontre inattendue du corps et de la voix, l’universel se particularise, pour se poser comme singulier. L’instant présent, seul, compte, et, en quittant la salle, les spectateurs n’emporteront avec eux que l’empreinte immatérielle d’un doux rêve… Dreams…

 

 

Ressources

1) Le livret pédagogique 2023-24 (à consulter ici)
2) L’album photo (à consulter ici)

Un été en musique – Les Escales baroques

Des concerts gratuits en Bretagne pour une tournée estivale du Banquet Céleste

A situation sanitaire exceptionnelle, proposition culturelle exceptionnelle : Les musiciens du Banquet Céleste, ensemble de musique de patrimoine en résidence à l’Opéra de Rennes, invitent le public (fidèles et touristes de passage) à la découverte de merveilles du baroque pour une tournée de concerts gratuits à travers le territoire.

Damien Guillon pense le projet artistique du Banquet Céleste à la fois dans son rayonnement international avec une intense présence régionale. Cet ancrage prend aujourd’hui un relief singulier : dans une période où les déplacements sont limités, le patrimoine, l’art et la culture vont à la rencontre du public. Pour cette proposition estivale, Damien Guillon a laissé « carte blanche » aux musiciens pour la création de ces programmes  en musique de chambre, en privilégiant des lieux en extérieur, en respectant la distanciation entre les artistes sur le plateau, etc.

Au fil de l’été, sur le site banquet-celeste.fr vous trouverez des informations complémentaires les biographies, les programmes, ainsi qu’un livret-jeux à destination des plus jeunes.

Les réservations sont conseillées auprès des lieux de concerts ou via le module de réservation sur le site internet de l’ensemble.

Programmes des Escales Baroques – 5 programmes de 30 minutes

« Suite imaginaire : Bach et ses amis »

Simon Pierre, violon / Deirdre Dowling, alto / Julien Barre, violoncelle / Kevin Manent-Navratil, clavecin

« Polyphonies & Madrigaux: Palestrina, Monteverdi »

Céline Scheen, soprano / Damien Guillon, contre-ténor / Thomas Hobbs, tenor / Benoît Arnould, basse

« Comme passe un vent du Nord » (durée 1h)

Benoît Arnould, basse / Maude Gratton, orgue

« Bach & Weiss : rencontre de deux génies ! »

Simon Pierre, violon / André Henrich, luth

« Sonate au Seicento »

Marie Rouquié & Simon Pierre violons / Julien Barre, violoncelle / Kevin Manent-Navratil, clavecin / André Henrich, luth

 

Les Escales baroques 2020 bénéficient du soutien exceptionnel de Mécénat Musical Société Générale et de la DRAC Bretagne.

Les Escales baroques en Rennes Métropole sont labellisées « Cet été à Rennes ».

« Le jeu du Banquet Céleste est exceptionnel tout du long »

« Avec Le Banquet Céleste, Damien Guillon fait ressortir les multiples beautés de la partition d’une manière souple, finement colorée et délicate. »

« Ce récit engageant de l’œuvre a l’avantage d’être enregistré après une série de performances en direct, nous obtenons un vrai sens du dramaturgique ainsi que le sentiment pour le style de Stradella »

« Le miracle se renouvelle (….)  Les artistes ont réussi à retrouver devant les micros installés à l’Abbaye de Fontevraud l’urgence du direct, immédiate et troublante qui nous saisit et nous tient captif dès que Jean-Baptiste ouvre la bouche. Et le miracle de se renouveler (…) Damien Guillon et sa fine équipe innerve le drame, magnifient et exacerbent les affects. »

« Damien Guillon signe une nouvelle version de référence (…) Avec un Banquet Céleste finement dimensionné (…) Damien Guillon réussit la lecture parfaite : raffinement instrumental et excellence vocale »

« A ces six solistes, vient s’ajouter un Banquet Céleste en état de grâce, mené avec un sens de l’esthétique parfaitement dosée par Damien Guillon, qui vient ainsi placer cette gravure tout en haut d’une discographie dont il partage désormais avec Minkowski l’échelon le plus élevé. »

« San Giovanni est servi admirablement sur le plan vocal comme instrumental (…) Damien Guillon signe ici la nouvelle version de référence de ce chef-d’œuvre »

« Le Banquet Céleste ne semble jamais avoir mieux porté son nom, tant les musiciens de l’ensemble embrassent cette musique avec un plaisir manifeste. (…) la distribution accomplit, également, un véritable sans faute »

San Giovanni Battista, créé en 1675 à l’église de Saint-Jean des Florentins, est le plus célèbre des six oratorios (dont la musique est conservée) composés par Alessandro Stradella, l’une des figures les plus fascinantes de la musique italienne du XVIIe siècle. San Giovanni Battista est une œuvre marquante, du point de vue musical et dramatique.
Reprenant un épisode du Nouveau Testament (Marc, 6 : 17–21), le livret du poète Ansaldo Ansaldi relate l’histoire du Baptiste se rendant à la cour d’Hérode pour blâmer son union avec Hérodiade, la femme de son frère. Séduit par le charme de la fille d’Hérodiade, Salomé (dans le livret, « Hérodiade la fille »), Hérode cède à son souhait de tuer le Baptiste. Alors que toute la cour se réjouit du triomphe du tyran, le remords et le doutes s’emparent de lui, le plongeant dans la détresse.

Avec

Paul-Antoine Benos-Djian, San Giovanni Battista
Alicia Amo, Erodiade la Figlia
Olivier Dejean, Erode
Gaia Petrone, Erodiade la madre
Artavazd Sargsyan, Consigliero
Thibault Givaja, Discepolo

Le Banquet Céleste
Damien Guillon, clavecin & direction

Chaque programme interprété par les musiciens du Banquet Céleste donne lieu à des possibilités de rencontres auprès du public dans des contextes très différents.  Le format du programme, le choix des compositeurs oriente la nature des rencontres, qu’elles aient lieu dans une salle de concert, de classe, un musée…

L’opéra Rinaldo de G.F Haendel comme San Giovanni Battista du compositeur A. Stradella sont des occasions de nombreux échanges avec plusieurs établissements scolaires sur le territoire breton. Les parcours proposés par l’ensemble intégrent des rencontres avec les artistes mais également la venue des élèves à Rennes pour visiter l’Opéra et le Musée des Beaux-Arts. Devant la gigantesque représentation faite par Henri Lévy de Jean-Baptiste ou devant des pièces sorties des réserves du Musée, le public assiste à une petite forme musicale avec des extraits des oeuvres.

Des ateliers au sein du Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes sont organisés avec des musiciens du Banquet Céleste. Les personnes détenues volontaires prennent part à des séances de chœur, menant un travail autour de la voix, de la respiration et la découverte, entre autres, du répertoire baroque. Des concerts suivis d’un moment d’échanges avec les musiciens sont organisés.

L’ensemble veut permettre à tous les publics d’accéder à ses concerts et de vivre les sensations de la musique en « live ». Accompagné par l’expertise d’associations, Le Banquet Céleste a à cœur de favoriser le partage de l’émotion du concert grâce à un accueil attentif des personnes en situation de handicap. Différents outils sont mis à disposition pour permettre au plus grand nombre de participer à cette expérience musicale (boucles magnétiques, gilets Subpac…). La traduction en langue des signes françaises (LSF) des concerts commentés permet également de convier le public sourd et malentendant à ces rendez-vous.

Damien Guillon et les musiciens du Banquet Céleste ont à cœur de partager avec les étudiants en formation les spécificités de la musique baroque.

Damien Guillon et les musiciens du Banquet Céleste interviennent dans le cadre de Master Class auprès des étudiants chanteurs du Pont Supérieur Bretagne Pays de la Loire. Ces étudiants sont également conviés sur scène comme lors des concerts Révisez vos classiques (également ouvert aux élèves instrumentistes du département de musique ancienne du Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes) ou de moments de recherche artistique avec la Compagnie de danse Louis Barreau autour des Cantates de J.S Bach.

Les concerts Révisez vos classiques sont des représentations ouvertes à un public familial permettent de partir à la découverte de chefs- d’œuvre du répertoire : King Arthur de H. Purcell, Médée de M-A Charpentier, Teseo de GF Händel et Orfeo de C. Monteverdi. (cliquez ici pour consulter le dossier pédagogique Orfeo)

Le CREA (Centre de Ressources et d’Etudes Audiovisuelles) capte et rediffuse en direct cette représentation commentée sur le site de l’Université (www.lairdu.fr) et au Tambour (auditorium de l’Université), ouvrant l’audience à un grand nombre d’étudiants. Ces enregistrements, accessibles à tous, restent disponibles sur le site internet de l’Université et constituent des ressources musicologiques précieuses.

2021-2022 Le Banquet Céleste initie une résidence au Collège Jacques Brel de Noyal sur Vilaine, soutenu par le Département d’Ille-et-Vilaine, dans le cadre du déploiement de l’Éducation Artistique et Culturelle. Deux années pour explorer la musique par l’exercice du chant, la découverte du répertoire de l’ensemble et des métiers du spectacle vivant. Ces deux années seront ponctuées d’ateliers mensuels, des visites et de rencontres avec des professionnels. Le Bourgeois Gentilhomme de Lully est le fil conducteur qui mènera les élèves de 6ème puis 5ème à une restitution en partenariat avec L’intervalle – scène de territoire de Noyal sur Vilaine en fin d’année scolaire 2023.

En partenariat avec l’Opéra de Rennes, le Banquet Céleste a participé en 2019-2020 à une résidence d’artistes au collège Clotilde Vautier, au sein du quartier Maurepas. Tout au long de l’année, les collégiens ont eu rendez-vous avec les musiciens de l’ensemble autour d’ateliers de pratique et de découverte de la voix, du répertoire et des instruments baroques… Les participants à la chorale ont ainsi partagé un concert avec les artistes du Banquet Céleste dans la cour du collège le 22 juin 2020, pour célébrer en musique cette rentrée un peu particulière. La restitution du projet, qui réunit également deux autres chœurs d’adultes du quartier, a dû être reportée en raison de la pandémie.

Damien Guillon a entamé depuis 10 ans la (re)découverte des Cantates de J.S. Bach.
Trinitatis se consacre à trois cantates « du temps de la Trinité » pour lesquelles le Banquet Céleste revient avec ses plus fidèles interprètes. Trois œuvres très différentes dans lesquelles Bach exprime de manières différentes cette sensibilité évocatrice exceptionnelle que suscite chez lui les sujets de l’Évangile.
Parution discographique chez Alpha Classics en mars 2023.
Programme du Festival de Saintes (texte de Gilles Cantagrel)

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La Basilique St Marc de Venise fut pendant longtemps l’une des plus grandes institutions musicales Italiennes, et son architecture a été source d’inspiration pour nombre de ses maitres de chapelle.

Giovanni Gabrieli y occupa ce poste de 1586 à 1612.  Considéré comme une figure importante de la transition entre Musique Renaissance et Baroque, il développa un style d’écriture novateur, utilisant notamment la polychoralité inspirée par les deux loges se faisant face au sein de la Basilique. Il est aussi le premier a utiliser des parties purement instrumentales au sein d’oeuvres chorales. Il publia en 1597 un recueil de Motets « Sacrae Symphoniae », qui connut un grand succès à travers l’Europe et dont nous avons fait une sélection pour ce programme.

Autre compositeur majeur ayant été maitre de chapelle à la Basilique St Marc, Claudio Monteverdi obtient ce poste en 1613. Il y écrira de très nombreuses oeuvres sacrées dont une partie est réunie dans le recueil des «  Selva morale et spirituale » contenant quarante pièces d’époque et de styles différents. Ce recueil contient en effet aussi bien des oeuvres écrites dans le style ancien polyphonique, que des pièces écrites dans la seconda prattica dont il sera l’un des plus grands contributeurs.

C’est avec les oeuvres de ces deux compositeurs majeurs de l’histoire de la musique Vénitienne que nous vous proposons de mettre en miroir les différents styles musicaux de musiciens qui ont marqué l’histoire par leur audace et leur génie novateur.

Un moment presque sacré, à la hauteur de l’enjeu (…) La très belle sonorité baroque proposée par le banquet céleste contribue à créer une dimension spirituelle d’une particulière intensité, nous serons parfois submergés par l’émotion. Thiéry Martin

Dès les premières mesures, l’auditeur est plongé au cœur du drame (…) Tout au long du concert, le drame s’intensifie, mais sans excès, par une grande cohérence dans un discours foisonnant (…) Damien Guillon  dirige de façon nette et précise, sans excès mais tout en expressivité. Véronique Boudier | Olyrix

Franck Mallet : « Damien Guillon apporte une dimension supérieure à cette clarté et sensibilité si particulière (…) Damien Guillon au sommet – éblouissante Aria Stirb in mir ! Un vrai Banquet Céleste pour Bach »

« Damien Guillon entame Ich habe genug avec une voix somptueuse (…) voici l’une des plus belles lectures. »

« De nombreux contre-ténor ont choisi (la cantate BWV 82). Damien Guillon reste néanmoins le plus convaincant, tant par la plénitude et l’homogénéité de sa voix que par l’attention portée au texte, sans la moindre affectation (…) Damien Guillon se montre admirable de justesse. »

Deux cantates d’une profondeur particulière.

Après le succès du premier enregistrement consacré aux cantates pour alto BWV 35 et 170 paru en 2012 chez Outhere, Damien Guillon poursuit son travail de recherche et d’interprétation en consacrant un deuxième opus aux cantates pour alto BWV 82 et BWV 169, entouré des musiciens du Banquet Céleste et de Maude Gratton au grand-orgue.

Damien Guillon, Contre-ténor & direction

Maude Gratton, Orgue solo

Le Banquet Céleste

L’orchestre  Le Banquet Céleste dirigé par Damien Guillon insuffle une dynamique toute personnelle à cette musique. Le chef respecte la variété de l’instrumentarium voulu par Stradella comme l’orgue associé uniquement au Saint, est attentif à la richesse orchestrale des airs, souligne les dissonances, les frottements et retards qui fleurissent tout au long de cette partition. Une multitude de paysages contrastés se succèdent (…)

Il aura fallu attendre la création de cette version scénique en la Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Nantes pour que le théâtre sacré de Stradella recouvre enfin son urgence et sa formidable incandescence. (…) Non seulement les musiciens se saisissent de la musique de Stradella avec un geste très sûr et une acuité dramatique inouïe, mais ils rendent aussi pleinement justice au dialogue

En pleine adéquation avec cette intelligence visuelle, la partie musicale est non moins convaincante. Le Banquet Céleste, spécialiste du répertoire baroque, brille de tous ses feux, sous la baguette précise, retenue et fervente de Damien Guillon, son fondateur.

Michel de Trieue : « Ontdek één van de vroegste oratoria van één van de grootmeesters van het genre met schitterende solisten en het ensemble “Le banquet céleste”, o.l.v. Damien Guillon, zijn naam waardig. (…) Subliem. Niet te missen! »

Traduction : « Magistrale ! Découvrez l’un des premiers oratoires de l’un des plus grands maîtres du genre aux solistes éblouissants et à l’ensemble « Le Banquet Céleste » de Damien Guillon, digne de son nom. Sublime. A ne pas manquer ! »

Jean-Stéphane Sourd Durand : « Les noms de Damien Guillon et du Banquet Céleste sont synonymes de brillantes performances. Leurs prestations jouissent d’une force expressive et interprétative, hors du commun, qui reflète l’excellence de l’Ensemble. »

Kate Bolton-Porciatti : « The recording is intimate and detailed.(…) The six soloists are sensitively cast. »

Edouardo Torrico : « La lectura de Guillon es encomiable en todos los aspectos.« 

Lionel Salter : « This is an issue to be recommended with all possible enthusiasm: it will almost certainly be my Recording of the Year.« 

Originaire de Frise Orientale (au nord de l’Allemagne), né en 1657 à Esens, l’essentiel de la carrière de Philipp Heinrich Erlecbach se passe au service de la cour du Comte Albert Anton von Schwarzburg-Rudolstadt, en Thuringe. Nommé maître de chapelle en 1681, il est chargé de la composition et de l’exécution de toute la musique, qu’elle soit pour la Cour ou pour l’office divin. Tous les genres sont donc présents dans son catalogue : opéras, pastorales, ballets, sonates. C’est surtout dans le domaine de la musique sacrée qu’Erlebach excelle, créant plusieurs centaines de cantates, des messes, des oratorios, des motets et des hymnes… l’incendie du château de Rudolstadt en 1735 a détruit tous les manuscrits ne laissant que les quelques pièces imprimées, témoins de la renommée d’Erlebach : un recueil de cantates Gott-geheiligte Sing-Stunde, deux recueils d’arias Harmonische Freude musikalischer Freunde, Six Ouvertures à la française et Six Sonates en trio.

Les deux recueils Harmonische Freude musikalischer Freunde (Nuremberg -1697 et 1710) rassemblent en deux parties 50 et 25 arias pour une, deux, trois ou quatre voix solistes, un ensemble instrumental et une basse continue. La forme de ces chansons est très typée : les textes sont des poèmes en vieil allemand, composés de plusieurs strophes chantées sur la même mélodie. La plupart des textes des airs montre l’homme à la merci d’un destin imprévisible et volatil. À côté de phénomènes naturels comme les tempêtes, les nuages sombres, les feuilles fanées, le poète choisit plusieurs fois comme métaphore pour le tourment et « la détresse du cœur » l’expression « les comètes sanglantes ». La plus grosse comète du XVIIe siècle fit son apparition en Europe en 1680, les hommes du XVIIe siècle appréhendaient ces corps célestes, voyant en eux de mauvais présages.

Tout est en réalité pour Erlebach un objet de méditation sur l’harmonie au sens large, un moyen de faire de la philosophie en musique. La recherche de l’expression des sentiments en musique n’a ici d’autre but que de participer plus avant à l’harmonie du monde.

« Un oratorio entre ciel et terre (…) tout y est pour magnifier ce chef d’oeuvre méconnu du Vénitien Caldara. (…) La nouvelle version de référence de cet authentique chef d’oeuvre. »

Avec

Emmanuelle de Negri, Maddalena
Maïlys de Villoutreys, Marta
Benedetta Mazzucato, Amor Terrestro
Damien Guillon, Amor Celeste & direction musicale
Reinoud van Mechelen, Cristo
Riccardo Novaro, Fariseo

Le Banquet Céleste

Caldara, né sur la lagune vers 1670, a ainsi offert à Barcelone le premier opéra jamais entendu en terre catalane, Il più bel nome (1708) : une commande de son futur patron Charles VI auprès duquel il s’installera à Vienne en 1716. Caldara, prolixe compositeur avec trois mille œuvres à son actif, y décède en 1736 dans la même Kärtnerstrasse que Vivaldi… et dans une semblable précarité. Johann Mattheson écrivit à son propos qu’il possédait, comme Haendel et le Prêtre Roux, « une grande connaissance des sentiments humains et des émotions ». Loin de toute superficialité, sa pâte sonore porte très haut la rhétorique et les artifices du baroque. Caldara sait suspendre le temps en invitant la grâce sur son théâtre…[…] Le genre, né dans la foulée de la Contre-Réforme, illustré par les Romains Carissimi et Landi, fut d’abord chanté en latin et donné dans le cadre de confréries pieuses. Mais la Maddalena est un oratorio volgare, c’est-à-dire récité en italien […] Dans la Maddalena, les protagonistes, au nombre de six, se partagent la Terre et le Ciel. Ce sont Marthe, Madeleine et un Pharisien ; Jésus, l’Amour Terrestre et l’Amour Céleste. Ils se répartissent trente-trois airs et ensembles, dont le déroulé suit l’alternance récitatif-aria.

Vincent Borel

l’attention portée au texte est le point de départ d’admirables raffinements expressifs (…) chaque mot est chargé de l’émotion la plus juste (…) superbe réalisation, aux atmosphères délicieusement variées

le Banquet Céleste de Damien Guillon nous propose des « Affetti amorosi » d’une ingéniosité et d’une diversité qui respirent le plus pur esprit baroque.

Sous ces quatre voix, les quatre instrumentistes du Banquet céleste déroulent un élégant tapis sonore qui ne contribue pas peu au plaisir exquis que procure ce disque.

Les arias de Frescobaldi, brillamment interprétées par le Banquet Céleste, démontrent l’inventivité mélodique du compositeur et l’excellent travail des chanteurs et instrumentistes.

Les airs et les interprètes se mêlent avec une riche variété, en soli ou en tutti, en accents nets ou par des entrelacs fugués et ils offrent au parcours musical un beau mouvement, certes divers et très varié, mais toujours attentif au détail…

Qui sommes-nous ?

L’adresse de notre site Web est : http://banquet-celeste.fr.

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Œuvre majeure du répertoire musical baroque, la Passion selon St Jean a été composé durant la première année ou J.S Bach assurait ses fonctions de Cantor de St Thomas de Leipzig, et y fut joué le 07 Avril 1724.

Véritable drame mis en musique, cette passion est constituée d’une alternance de récitatifs et de chœurs relatant la passion, dans laquelle viennent s’insérer des ariosos, des arias, et des chorals venant apporter des commentaires ou des réflexions théologiques aux événements. Deux chœurs libres monumentaux encadrent l’œuvre, qui est divisée en deux parties principales.

Au centre, on trouve le récit de l’évangile qui se déroule sur plusieurs niveaux, tout d’abord l’évangéliste qui joue le rôle du narrateur, puis les différents personnages, ( Jésus, Pierre, Pilate ) incarnés par les solistes, et le chœur incarnant tour à tour la foule, les grands prêtres.

Le rôle du chœur est donc absolument centrale dans cette œuvre, et c’est l’une des raisons qui a motivé le choix de cette œuvre, tout d’abord pour revenir aux sources de la création de cette œuvre, avec l’utilisation de chœurs d’enfants comme au temps de J.S Bach.

En effet, le compositeur disposait à Leipzig d’un chœur d’enfant au niveau probablement exceptionnel pour lequel il a écrit une grande partie de ces œuvres vocales. Notre projet aujourd’hui réunira la Maîtrise de Bretagne soutenue par la Région Bretagne depuis sa création, et dont l’excellence du travail n’est plus à démontrer, et le Chœur de la Cathédrale d’Exeter ( dont la ville est jumelée avec Rennes ) fidèle garant de la longue tradition vocale des Chœurs de Cathédrale anglais, référence dans le monde entier.

Cette envie de réunir deux chœurs d’enfants vient du chef de l’ensemble le Banquet Céleste, Damien Guillon, qui formé dès son plus jeune âge au sein de la Maîtrise de Bretagne et menant aujourd’hui une carrière de soliste internationale, et de chef au sein de son ensemble, rêvait de pouvoir réunir deux chœurs d’enfants de très haut niveau et de les associer à son orchestre baroque afin de donner à entendre cette œuvre dans des conditions proches de l’origine de sa création.

Peu de compositeurs auront laissé dans la légende une empreinte aussi forte, et le cas de Stradella peut paraître paradoxal si l’on songe que, au XIXème siècle, son œuvre restait méconnue alors que le personnage devenait le héros de plusieurs opéras, parmi lesquels ceux de Friedrich von Flotow, de Louis Niedermeyer et du jeune César Franck.

La Rome baroque en représentation

Par son œuvre, Stradella est bien le musicien de la Rome baroque, celle du Bernin et de Borromini. Mais il est aussi à la croisée des chemins et des époques, à la croisée du théâtre lyrique et du drame sacré, puisque se rencontrent dans sa production, et tout particulièrement dans Saint Jean-Baptiste, le grand oratorio romain hérité de Carissimi et l’opéra vénitien de Cavalli – un compositeur dont il se souvint en signant, sous le titre de Il novello Giasone, une nouvelle version de son opéra le plus célèbre. Et Stradella est proche aussi de la génération suivante, celle des Scarlatti et de Haendel. Avec lui, les formes lyriques s’épanouissent dans un dynamisme très neuf, porté par le développement de nouveaux genres instrumentaux, particulièrement le concerto grosso qu’il a sinon créé, du moins codifié. Dans son style vocal comme dans son écriture pour l’orchestre, la musique de Stradella se caractérise par une vivacité, une expressivité, une humanité profonde. Avec lui comme avec Caravage ou Rembrandt, on a l’impression de voir l’homme baroque se mettre lui-même en scène et faire du théâtre la représentation du monde qui l’entoure, celui de la Rome pontificale dans le cas de Saint Jean-Baptiste.

L’ouvrage

C’est en église San Giovanni dei Fiorentini qu’eut lieu, en 1675, le dimanche de la Passion la première de San Giovanni Battista. L’oratorio de Stradella fut ensuite joué à Modène et Florence, et les directives de régie que contient le livret de Modène laissent supposer qu’il était bien présenté dans une version scénique.

Le livret de ce Saint Jean-Baptiste est signé d’un curé sicilien, Ansaldo Ansaldi, qui s’en tient aux récits contenus dans les Evangiles. La jeune fille s’appelle ici Erodiade la figlia, par opposition à Erodiade la madre.
L’action met en mouvement certaines des images qui compostent l’iconographie traditionnelle de Jean-Baptiste et de Salomé et se concentre sur les quatre personnages du récit biblique, auquel n’est ajouté que celui d’un conseiller d’Hérode.
Si l’œuvre avait remporté un véritable succès en 1675, c’est en 1949 seulement que Saint Jean-Baptiste fut exhumé des bibliothèques où dormaient les partitions. L’évènement se passait à Pérouse et le rôle de Salomé était tenu par Maria Callas.

Alain SURRANS

FRESCOBALDI

Arie musicali
Firenze, 1630

Notes

Avec ce nouvel album, Affetti amorosi, Damien Guillon nous offre un éblouissant bouquet de pièces vocales de Girolamo Frescobaldi, glanées dans ses deux livres d’Arie musicali. Ces arias datant de 1615-1630, alors que Frescobaldi, déjà établi à Rome, était devenu un compositeurculte, permettent une grande liberté expressive dans l’interprétation.
Dans cet enregistrement volontairement abondant en contrastes puisqu’il chante l’amour humain autant que divin, le contre-ténor Damien Guillon s’entoure des autres talents vocaux du Banquet Céleste: la soprano Céline Scheen, le ténor Thomas Hobbs et la basse Benoît Arnould. Ce nouvel enregistrement Glossa inclut deux des sonnets spirituels les plus pérennes et émouvants de Frescobaldi, Maddalena alla croce et Ohimè che fur, en plus de Vanne, o carta amorosa, c’est-à-dire, la lettre amoureuse, l’une des formes vocales les plus aimées du premier Baroque.
Les voix accompagnées par le luth, la harpe, le violoncelle et le clavecin joués par les membres stables du Banquet Céleste. Dans un texte évocateur accompagnant le livret, Pierre Élie
Mamou rappelle les caractéristiques vitales de ces musiques du Baroque adolescent qui se cherchent ou se fuient – « ces contraires qui émeuvent grandement notre âme », disait
Monteverdi – dans l’étreinte et l’abandon, dans le temps qui passe et le temps qui reste.

Avec

Céline Scheen, soprano
Damien Guillon, contre-ténor & direction
Thomas Hobbs, tenor
Benoît Arnould, basse

Le Banquet Céleste
André Henrich, luth
Marie-Domitille Murez, harpe
Julien Barre, Violoncelle
Kevin Manent-Navratil, clavecin

« Tout coule de source, avec grâce, naturel et souplesse. (…) Sans doute tenons-nous là la clé de la réussite dans l’interprétation de Dowland: laisser parler son coeur, s’affranchir des conventions, vivre avec intensité les situations mises en musique. Il n’est pas étonnant, dès lors, pour l’auditeur, de revenir encore et encore auprès de ceux chez qui la magie opère. Il ne fait aucun doute que Damien Guillon en fait partie. »  Bernard Postiau

D. Guillon : « Entre ce que l’on joue, la musique que l’on interprète et le lieu dans lequel on joue, il y a quelque chose qui entre très fort en résonance avec la musique. » Réécoutez l’interview en podcast

Le contre-ténor Damien Guillon dirige Le Banquet Céleste et de nombreux chanteurs (Emmanuelle de Negri, Mailys de Villoutreys, Reinoud van Mechelen…) dans Maddalena ai piedi di Cristo d’Antonio Caldara, en direct de l’Abbatiale Saint Robert à la Chaise-Dieu le 18 août 2017 – Producteur Jérémie Rousseau : L’intégralité de la soirée en podcast

Interview Damien Guillon et Emmanuelle de Negri au Festival de La Chaise Dieu pour l’ouverture du Festival le 18 août 2017 : Voir le reportable

« L’éloquence hors pair, sans esbroufe et, de ce fait, si touchante de Damien Guillon s’accorde à celle, passionnée, de Céline Scheen. Les voir est aussi plaisant que les entendre, ce qui participe grandement à la réussite du concert. À son ambiance heureuse et sérieuse à la fois… Les Rencontres auront fait vibrer les mélomanes grâce à quelques chanteurs remarquables de sensibilité, de finesse et d’expressivité. Damien Guillon et Céline Scheen en tête » Emmanuelle Giuliani, 26 août 2017

« A la Collégiale Saint-Lazare d’Avallon, le voyage en Italie se poursuit. L’ensemble Banquet Céleste dirigé par son fondateur et contre-ténor Damien Guillon, offre trois œuvres emblématique du XVIIIe siècle lumineux : Salve Regina de Pergolèse, Nisi Dominus de Vivaldi et Psaume 51 « Tigle, Höchster, meine Sünden » de Bach, d’après le Stabat Mater de Pergolèse. Dans la première pièce, Céline Scheen impressionne d’emblée par sa virtuosité et son expressivité bien propre à son timbre cuivré. Une autre virtuosité dans Nisi Dominus, dans un ton plus arrondi de l’alto, fait le bonheur des auditeurs. Que ce soit les vocalises ou les mélodies linéaires, chaque note, chaque phrasé traité par Damien Guillon est d’une préciosité flagrante. Ainsi, dans « Cum dederit », la voix navigue sur le balancement instrumental en s’y intégrant entièrement, en formant une totale unité. Le psaume 51 est l’aboutissement surprenant d’une réécriture sous la plume de Bach, où les voix de soprano et d’alto se mêlent et se distinguent tour à tour, dans des affrontements harmonieux. » Victoria Okada

« Quand au chef du soir, Damien Guillon il semble aussi à l’aise au chant qu’à la baguette, enchaînant les voltes-faces vers l’ensemble du Banquet Céleste« … » puis vers le public qu’il charme d’une voix noble et amoureusement vocalisante (tout en conservant le lien avec sa phalange, par de subtils mouvements de main et d’épaule). Plus belle preuve qui soit de la qualité du spectacle et du passionnant enchaînement narratif des 88 épisodes (airs, récitatifs et intermèdes), c’est une grande surprise pour l’auditoire que de voir les interprètes s’interrompre au milieu de l’histoire pour des saluts. Non seulement parce qu’un entracte ne s’accorde pas avec un oratorio dans une église, mais aussi en raison de la remarquable fluidité et de l’incarnation de cette œuvre, aussi fascinante que son lieu sacré d’un soir. » Charles Arden

« L’éloquence hors pair, sans esbroufe et, de ce fait, si touchante de Damien Guillon s’accorde à celle, passionnée, de Céline Scheen.

Les voir est aussi plaisant que les entendre, ce qui participe grandement à la réussite du concert. À son ambiance heureuse et sérieuse à la fois…Les Rencontres auront fait vibrer les mélomanes grâce à quelques chanteurs remarquables de sensibilité, de finesse et d’expressivité. Damien Guillon et Céline Scheen en tête. »

Emmanuelle Giuliani le 26 août 2017

« la puissance n’est pas le clone de l’intensité. C’est cette dernière qui s’est largement imposée lors du concert offert par le Banquet céleste sous la direction de Damien Guillon et une tout aussi admirable distribution de solistes.Une abbatiale tout à la fois comble et attentive qui a apprécié la lisibilité de la musique et l’expressivité remarquable des chanteurs dans Madeleine aux pieds du Christ d’Antonio Caldara. La promesse d’une poignante intensité a été tenue et n’a jamais faibli ; le public se laissant porter sur la gamme d’affects extraordinaires de la pécheresse et emporter par les élans opératiques de l’œuvre. » Pierre-Olivier Febvret

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Jacques Drillon : « Voilà un programme à la fois splendide et malin : deux cantates pour alto solo, avec orgue solo et sans chœur. Idéal pour ce petit ensemble et cette magnifique organiste, intelligente, décidée, qu’est Maude Gratton. En prime la troisième sonate en trio et la Fantaisie en fugue en sol mineur, sublimement jouées. Damien Guillon rompt avec la figure du contre-ténor rêveur et adolescent. Il a le sens du tragique, il a une technique d’enfer et sa voix est irrésistible. »

« Damien Guillon nous séduit par la subtilité de sa ligne et son art des ornements mis au service d’une approche intime.  Le contre-ténor français se fait charmeur dans le BWV 35, (…) il anime lui-même un orchestre de solistes très mobile, aux nuances précises où l’orgue de Maude Gratton, cinglant, a sa part. »

 « Damien Guillon convainc par l’intensité de son timbre et son expression aboutie, (…) donne l’impression manifeste de comprendre et qu’il chante. L’équilibre entre la voix et les instruments, dont l’orgue, est parfaitement restitué. Damien Guillon et son Banquet céleste peuvent alors prétendre approcher les meilleures versions masculines de la discographie. »

Maire-Aude Roux : « Le jeune chanteur, qui développe une virtuosité sans esbroufe, est rompu à l’exercice collectif. (…) le temps parait suspendu aux lèvres ductiles de Damien Guillon. »

Acis et galatea, défendu adroitement par Damien Guillon … sous la battue ductile et précise, les pupitres du Banquet Céleste se montrent d’une réactivité constante. Les instruments sont dans leur plénitude, mais ne manquent jamais l’occasion de se distinguer quand il le faut.” Opéramag  | Nov 2015

Nevertheless, this is a profoundly thoughtful new interpretation  (…) Guillon’s masterful long notes are sung with breathtaking sweetness and the muted strings are utterly beguiling during ‘Cum dederit dilectis suis somnum’ (the intimate core of the psalm).” Gramophone | David Vickers | March 2016

La Maddalena ai piedi di Cristo est l’un des Oratorios italiens du 18è siècle parmi les plus aboutis tant sur le plan musical que dramaturgique.

Le choix de cet Oratorio s’inscrit dans le développement de la ligne artistique du Banquet Céleste, défendre le répertoire baroque européen par le choix d’oeuvres emblématiques de cette période, servies par des solistes de premier plan, explorer les liens entre déclamation théâtrale et expression musicale. Ainsi l’équipe de chanteurs choisie pour ce projet réunit des spécialistes reconnus de ce répertoire alliant une grande maîtrise technique à une expressivité et un sens du théâtre et de la déclamation essentiel à ce répertoire.

L’Opéra de Rennes ou l’ensemble est en résidence jusqu’en Décembre 2018 accueillera notamment cette production, le concert fera l’objet d’un enregistrement discographique « live » pour le Label Glossa, venant ainsi enrichir un choix discographique de cet Oratorio assez restreint.

 

 

 

 

Cette production reçoit l’aide à la création et à la diffusion de la Spedidam, société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

« L’interprétation éclatante et incarnée de deux psaumes (…) Agiles, effectivement célestes et sensuelles, les voix du contre-ténor Damien Guillon (éga­lement à la direction) et de la soprano Céline Scheen épousent les timbres des cordes bien plus qu’elles ne s’y adossent. L’album est complété d’un Nisi Dominus éminemment vivaldien, autre psaume retenu essentiellement pour sa dimension concertante. Traitée en instrument soliste, la voix de ­Damien Guillon y fait également merveille. » Sophie Bourdais

Céline Scheen et Damien Guillon rendent justice au génie de Bach dont la parodie transcende les langueurs du Stabat mater et exacerbe ses affect (…)ce n’est pas dans le cœur de Marie, mais dans le nôtre que plonge le glaive des solistes et des musiciens du Banquet Céleste, unis dans un même chant, une même communion, d’une intensité insoutenable (…) gestion du souffle, dosage de l’émission, contrôle du vibrato, utilisé avec parcimonie et raffinement, fermeté du trait : Damien Guillon ne manque pas d’atouts, qu’il met au service d’une lecture très organique du Nisi Dominus, fidèle aux effectifs originaux et d’une remarquable probité stylistique .»  Bernard Schreuder | février 2016